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NAPOLEON GOLD, «La musique est magique»

Texte : Godefroy Gordet
Image : Romain Gamba

Après quelques collaborations avec Sun Glitters ou Monsoon Siren, les premières parties de London Grammar ou Son Lux, des lives en veux-tu en voilà et autant de festivals à l’international, Napoleon Gold aka Antoine Honorez s’est fait un nom dans le milieu. Sa dernière actu : la sortie de son dernier single, «A New Colour», annonciateur d’un EP qui devrait sortir cette année, qu’il nous livre avant de quitter le Luxembourg pour Bruxelles, où il compte donner une nouvelle impulsion à sa carrière musicale.

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As-tu toujours joué sous le nom «Napoleon Gold»?
Oui, Napoleon Gold est un peu venu par hasard. Il n’y a pas de message derrière, je trouvais ça simplement rigolo. Comme je ne me prends pas vraiment au sérieux et que ça sonne bien, je suis parti là-dessus.

Tu as 1 870 followers sur Soundcloud. Ça a une valeur pour toi?
Oui et non. Je ne veux pas m’accrocher à ça. Mais c’est vraiment plaisant de se dire qu’il y a un certain nombre de personnes qui me suivent et aiment mon projet.

Tu as travaillé plusieurs fois avec le producteur luxembourgeois Sun Glitters. Tu peux nous expliquer comment se sont passées vos collaborations?
J’avais fait un remix pour lui il y a quelques années et il avait produit mon titre Royal Water. Depuis, on n’a pas bossé à nouveau ensemble mais, petit clin d’œil : je lui refais un remix dès qu’il veut!

Tu bosses aussi avec le jeune prod’ électro Aamar, avec lequel tu as signé plusieurs collab’. Il y a d’autres choses de prévues?
On a sorti un titre il y a un an intitulé « Midnight Call ». C’est intéressant de bosser avec quelqu’un d’autre, ça te donne des inputs différents et automatiquement des tracks différentes, que jamais je n’aurais pu faire seul. Pour le moment on n’a rien de prévu de plus, même si je continue de jouer « Midnight Call » en live.

Ton projet Colombe Music, tu nous en touches un mot?
J’ai commencé ce projet en 2011 avec Steven Koner. On filmait des artistes belges dans des lieux un peu incongrus et on leur demandait de jouer un titre en acoustique… Après un an et demi d’activité on est rentré à Luxembourg et on a mis le projet de côté. Là, on l’a relancé mais à une plus grande échelle. On forme une équipe de sept personnes et on travaille avec tous les styles à l’international. On a fait deux soirées aux Rotondes et on a notre musique en playlist au Up to Eleven du Mudam.

«J’ai une manière un peu particulière de valider un morceau.
Il faut que je sois capable de l’écouter pendant 30 minutes
sans que ça me dérange.»

Depuis février 2015, le pianiste et percussionniste Jérôme Klein t’a rejoint sous Napoléon Gold. Quelle dimension a pris ta/votre musique depuis?
Ma musique a énormément changé. Pour moi, c’est presque un nouveau projet avec que du positif derrière. Jérôme a vraiment apporté une dynamique et une présence sur scène et ça a vraiment kickstarté le projet.

Et cette dynamique a amené un EP…
Oui c’est dans la logique des choses. En ce moment on cherche des partenaires pro et on va voir ensuite comment on avance. Mais c’est très difficile. On va concrétiser des partenariats avec des labels. On n’a pas de date concrète mais on espère sortir le EP cet été au plus tard.

Il a déjà un titre cet EP?
J’y réfléchis encore. Notre musique est assez dark, alors j’aime trouver des titres un peu drôle, comme sur la track « I like sushis you like karaté ». Je cherche quelque chose qui va dans ce sens. Pour le premier single de l’album j’ai beaucoup hésité entre « A New Color » et « Sayonara Bebe ».

Comment as-tu composé ce disque?
Je n’ai pas vraiment de méthode de travail. Je me forçais à rester une grande partie de la semaine à l’appart’ et comme il n’y avait pas Internet, je ne pouvais pas trop glander mais j’avais quand même toutes les saisons de The Office que je me suis regardées presqu’en boucle. Quand j’en avais marre, je faisais de la musique…

Alors, à quel moment tu commences à écrire?
Je ne lis pas la musique donc je fais ça vraiment au feeling. Je me laisse guider par les sons, je pose mes doigts sur le piano et je cherche des choses qui me plaisent. Ça se fait un peu comme ça, à l’arrache. Je fais en sorte que ça tienne debout et je fonctionne à l’instinct. Il faut que ça me parle, que ça me touche. J’ai une manière un peu particulière de valider un morceau. Il faut que je sois capable de l’écouter pendant trente minutes sans que ça me dérange. C’est un peu mon rite de passage.

Quelles sont tes plus grandes ambitions avec Napoleon Gold?
J’espère pouvoir en vivre confortablement et longtemps. J’aimerais que ce projet fonctionne assez pour qu’on fasse plein de dates et de compo’.

Interview à lire en intégralité dans Bold 46.

Pour écouter le single « A New Colour » de Napoleon Gold, c’est par ici que ça se passe !