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À Paris, une FIAC toujours plus internationale

Trente pays, 193 galeries: la Foire internationale d’art contemporain de Paris est de retour, toujours plus internationale et bien décidée à tenir son rang face à la concurrence d’Art Basel et de la Frieze de Londres.

41 nouveaux exposants participent à cette 44e édition de la Fiac (19-22 octobre), où sept pays font leur entrée (Egypte, Kosovo, Norvège, Portugal, Suède, Singapour, Tunisie). La présence européenne reste majeure (deux-tiers des exposants) et les galeries françaises constituent le quart des participants. Les poids-lourds du marché, principalement anglo-saxons, ont répondu présent : Gagosian, Paula Cooper, David Zwirner, Marian Goodman, Pace… « Ils sont devenus des fidèles de la Fiac et je m’en réjouis », confie Jennifer Flay, directrice de la foire.

L’Asie sera également représentée avec des galeries japonaises (Tomio Koyama, Scai The Bath House), chinoise (Vitamin Creative Space) et coréennes (PKM Gallery, Kujke Gallery). « Nous aurons aussi deux galeries africaines », souligne Jennifer Flay,en citant Gypsum (Egypte) et Selma Feriani (Tunisie).

Emergents

Destiné à soutenir financièrement de jeunes galeries internationales défendant des artistes émergents, le secteur Lafayette réunit cette année 10 galeries : Bernhard (Zürich), Experimenter (Calcutta), Freedman Fitzpatrick (Los Angeles), Gypsum (Le Caire), Instituto de Visión (Bogotá), joségarcía mx (Mexico), LambdaLambdaLambda (Pristina), Queer Thoughts (New York), SCHLOSS (Oslo) et Truth and Consequences (Genève).

« Elles ont ainsi la possibilité de rencontrer leur clientèle », souligne Jennifer Flay, rappelant que, dans ce secteur créé en 2009, la moitié de la location du stand est payée par le groupe Galeries Lafayette, tandis que l’hébergement des galeristes est couvert par la Fiac.

Le design, que la Fiac a été la première à exposer avant de l’abandonner, fait également son retour dans une salle dédiée avec cinq galeries, toutes françaises et figurant parmi les leaders mondiaux : Jousse Entreprise, Galerie Kreo, Laffanour-Galerie Downtown, Eric Philippe et Galerie Patrick Seguin.

Difficile de détecter une tendance dominante, selon Jennifer Flay. « Je ne pense pas qu’on vivra un autre moment en art où il y aurait un seul courant », assure la directrice de la Fiac, qui se risque à un pronostic: « La période où être un artiste français était un véritable handicap pourrait bientôt prendre fin », estime cette Néo-Zélandaise vivant à Paris depuis plus de trois décennies. Et de citer en exemple Camille Henrot à laquelle le Palais de Tokyo donne carte blanche.

Sculptures

Comme l’an dernier, l’avenue qui sépare le Petit et le Grand Palais au coeur de Paris, sera piétonnisée pour devenir à la fois un espace de détente et un lieu de présentation de plusieurs oeuvres grands format. « Nous avons voulu créer un espace convivial, chaleureux où le public peut profiter des oeuvres », explique Jennifer Flay.

Une quarantaine d’oeuvres, dont certaines produites par des galeries, seront exposées dans les espaces du Petit Palais et sur l’esplanade. Parmi celles-ci, une pièce in situ de Richard Nonas, des projections de Matt Mullican sur la façade du bâtiment et des créations de Barry Flanagan, Yona Friedman, Sheila Hicks, David Nash, Claudio Parmiggiani, Barthélémy Toguo, Wang Wei et Erwin Wurm.

Outre le parcours de sculptures dans le jardin des Tuileries, une promenade architecturale a été créée sur l’Esplanade longeant la rue de Rivoli. Parmi les projets présentés, un musée modulaire démontable, conçu par Christian de Portzamparc.