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Laura Laune : « On me dit souvent que j’ai un humour de mec »

Laura Laune au Luxembourg cette année ? On ne pouvait passer à côté de l’une des révélations de la scène humoristique francophone. Après avoir remporté la dernière édition de La France à un incroyable talent, la jeune Belge – oui, on peut être belge et gagner dans une émission qui s’appelle La France à un incroyable talent –, est partie en tournée pour son spectacle Le Diable est une gentille petite fille, dans lequel elle n’hésite pas à faire usage d’un humour sans bornes. 

Vous avez remporté en décembre dernier La France à un incroyable talent. C’est quasiment inédit de voir quelqu’un avec votre humour participer à ce genre d’émission. Vous n’avez pas eu peur que le public ne soit pas réceptif ?

Oh bien sûr que si ! À vrai dire, quand on m’a proposé, je n’ai pas accepté tout de suite. Pour moi, c’était une émission où les gens veulent voir des choses spectaculaires. Je ne me voyais pas arriver là, avec un sketch, comme je pouvais faire habituellement. J’ai été très surprise de voir le public adhérer à mon humour et à ce que j’avais pu leur proposer.

Depuis votre victoire vous êtes partie en tournée avec votre spectacle Le Diable est une gentille petite fille. Ça vous plaît ce contraste entre votre apparence de belle-fille idéale et vos textes extrêmement crus et incisifs ?

Oui, vraiment ! C’est ce décalage qui fonctionne avec le public. A cause de mon physique de petite fille un peu innocente et naïve, les gens sont souvent étonnés quand j’arrive sur scène avec des propos à l’opposé de tout ça. C’est vraiment drôle de voir leurs réactions. Je ne me suis jamais dit que j’allais faire de l’humour trash. C’est l’humour que j’ai dans la vie de tous les jours, que ce soit avec mes amis, ou encore ma famille. À l’époque où je suis montée sur scène, je n’avais pas forcément envie de faire autre chose. Finalement, j’ai fait en sorte de cultiver ce contraste et de le développer sur scène.

On ne voit d’ailleurs pas souvent de femmes avec un humour aussi noir que le vôtre…

C’est vrai que l’on me dit souvent que j’ai un humour de mec. On ne s’attend pas à ce qu’une femme puisse dire ce genre de choses, mais c’est ça qui rajoute aussi de la surprise (sourire).

Vous alliez souvent la chanson à vos textes. Vous pensez que ça passe mieux de dire des horreurs en musique ?

La chanson, c’est vraiment un petit plaisir que je me suis fait. Étant donné que je ne chante pas très bien (rires), je n’ai jamais vraiment osé sauter le pas sur scène. Cette émission était l’occasion rêvée de faire croire que j’étais chanteuse, et de surprendre tout le monde avec un sketch humoristique. En plus, par ce biais, on peut vraiment amener un univers et une ambiance particulière. Ça accentue le côté mignon et le contraste qu’on a évoqués précédemment.

Vous allez vous produire en novembre prochain au Casino 2000 à Mondorf-les-Bains. Vous êtes déjà venue au Luxembourg ?

Ça va peut-être vous étonner, mais oui (rires). J’étais d’ailleurs en couple pendant douze années avec un Luxembourgeois : j’y ai donc vécu pendant longtemps. Je connais plutôt bien le pays, y compris Mondorf. J’adorais aller aux thermes d’ailleurs. C’est vraiment un pays que j’apprécie et je suis très heureuse de pouvoir y revenir.


Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le BOLD 53 dispo actuellement