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Chapelier Fou : « Cette tournée me permet de tourner la page de Muance »

Texte : Sarah Braun
Crédit photo : ©Romain Gamba
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Les 28 et 29 mars, Louis Warynski aka Chapelier Fou sera sur la scène de la BAM en charmante compagnie puisqu’il y revisitera son dernier opus, Muance, avec l’Orchestre National de Metz… et quelques invités dont il a tenu à garder le secret.

Nous avons tenté de percer le mystère de l’artiste multi-instrumentalise messin à quelques heures du lever de rideau…

En préambule, et pour ceux et celles qui ne vous connaîtraient pas, d’où vient votre nom de scène ?

Sans grande surprise, d’Alice au pays des Merveilles, car cela représentait bien la façon dont je suis venu à la musique. Lorsque j’ai commencé à composer, je « samplais » beaucoup de sons issus des contes, et notamment la voix du chapelier fou, qui est devenu un leitmotiv récurrent. C’est venu comme cela et c’est resté depuis…

Comment avez-vous façonné votre univers ? Quelles sont les clés pour le comprendre ?

Il m’est difficile de le définir et représente la somme de tout ce que je suis en tant que musicien. Il mêle toutes mes passions et préoccupations : celle pour les instruments en bois, les synthés, le sampling…. Je mets énormément de moi dans chacun de mes morceaux, de mes albums. En fait, j’ai envie de tout faire, impossible de me limiter, alors je compose à partir de tout cela. Et vous connaissez le résultat (sourire) !

Vous revenez à Metz dont vous êtes originaire pour deux dates avec l’Orchestre National de Metz. Racontez-nous la genèse de ce projet ?

Pour être honnête, ce n’est pas la première fois qu’on me le propose, mais je me méfiais. Ce genre de projet peut vite être « casse-gueule », cela n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît. Quand l’Orchestre National de Metz est venu vers moi, je me suis dit que cela pouvait tout à fait fonctionner avec Muance, mon dernier album, qui s’est pas mal nourri d’influences classiques. Il y avait des sons récurrents qu’il était intéressant de traiter avec l’orchestre. En revanche, j’ai voulu conserver une forme très prosaïque, en suivant à la lettre le déroulement de l’album, à la manière d’un opéra rock, comme s’il y avait une histoire en trame de fond.

C’est pour vous une façon de prolonger la vie de Muance ?

Au contraire, cette tournée me permet de le clore, pour tourner la page et me consacrer à de nouveaux projets. C’est incontestablement l’album dont je suis le plus fier.

Il semblerait que quelques guests aient été conviés…

Si certains ont déjà travaillé avec moi, ce projet donnera lieu à de nouvelles collaborations… je vous laisse le soin de le découvrir en live !

Revenir à Metz, après une tournée internationale, c’était fondamental pour vous ? Vous sentez-vous plus proche de votre public ?

Pas forcément, même s’il y a évidemment une émotion particulière et que je me sens un peu plus proche de mon public. J’ai un rapport à la scène assez particulier, puisque, le plus souvent, je garde les yeux clos durant les concerts. Cela me permet de le vivre plus intensément peut-être.

Le souvenir de scène qui vous a le plus marqué ?

Parfois, sans qu’on sache pourquoi, une effervescence particulière naît à un moment ou à un autre… C’est à ce moment-là que j’ouvre les yeux…

Studio vs scène : quel est l’exercice le plus difficile ? Le plus exaltant ?

Les deux sont totalement différents. Ce projet avec l’Orchestre National de Metz est très prenant et compliqué logistiquement. Les répétitions n’ont débuté que trois jours avant la première représentation, tout a été géré à distance. Cela ajoute une tension supplémentaire. J’adore l’idée de tournée, d’aller à la rencontre de mon public et de jouer en live, mais je sais que quand celle-ci se finira, en juin, je n’aurai qu’une hâte : me murer dans mon studio et travailler à la création de mon prochain album !