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Cinq questions Jenna Liberatore

Texte Godefroy Gordet

Enfant de Luxembourg, Jenna Liberatore a grandi dans un village près de la frontière belge. Là, dans ce cadre bucolique, elle y construit ses premières aventures. Passionnée de littérature dès son plus jeune âge, la jeune luxembourgeoise, inspirée de Laura Ingalls Wilder (La Petite Maison dans la Prairie), rêve à travers les protagonistes de ses histoires qui commencent à remplir de nombreux cahiers. Après avoir publié en 2014 son premier roman intitulé La Rose de Tralee, Jenna poursuit sa lancée et compte aujourd’hui quatre romans à sa bibliographie. Bold a questionné cette jeune luxembourgeoise pleine d’inspiration…

  • Jenna, j’ai lu que tu écris depuis tes huit ans. De quoi parlaient tes histoires à cette époque?

« A l’époque mes histoires étaient très simples. Les héroïnes partaient toujours à la recherche d’aventures, certaines fois elles allaient en voyage dans des pays lointains et certaines fois elles rencontraient des animaux magiques qui savaient parler et qui les emmenaient dans leur monde. Plus tard, j’ai commencé à écrire des histoires qui remplissaient des cahiers entiers. Les thèmes étaient un peu plus élaborés: une jeune fille qui quittait l’Angleterre pour aller s’installer en Australie… J’aimais bien m’inspirer d’histoires que je connaissais et les raconter à ma façon. »

  • Quand as-tu eu le déclic pour ton premier roman? De quoi parle ce premier roman?

« J’ai été inspirée d’un livre en particulier: The Sacrifice de Diane Matchek. Je l’ai tellement aimé que je l’ai lu trois fois, et c’est finalement ce livre qui m’a poussée à écrire mon premier roman à l’âge de 15 ans. J’ai toujours été fascinée par l’histoire et la culture des Indiens d’Amérique. Ainsi mon premier roman, A Rebel’s Song, parle d’une jeune fille qui a grandi au Mississippi au milieu 19e siècle. Rebecca, décide de s’en aller et son voyage l’emmènera jusqu’au Nebraska, où elle tombe sous les mains d’un guerrier des Lakota. Elle devra choisir son chemin et découvrira que le mot «liberté» signifie beaucoup plus que juste le fait d’échapper à sa cage dorée. »

  • Tu écris en allemand mais aussi en anglais, dans ces deux langues quelles différences trouves-tu dans les mots, les formules, et dans le récit?

« En anglais il est beaucoup plus facile de laisser cours à ses pensées. Il y a beaucoup de tournures et d’expressions qui n’existent pas en allemand; certains mots décrivent ce que la langue allemande décrit en une phrase. »

  • Chez Demdel Editions tu as publié quatre romans historiques (The Rose of Tralee, The Confines of Eden, The Remainders, A Rebel’s Song) peux-tu nous expliquer les liens que chacun de tes romans entretiennent?

« Bien que les histoires ne soient pas reliées entre elles, elles ont toutes un point commun: elles se passent dans le passé et toutes sont perturbées par des événements qui ont changé le cours de l’histoire. Les personnages principaux sont fictifs, mais ils sont d’une façon ou d’une autre affectés par ces événements.

A Rebel’s Song et The Remainders parlent des dernières années des tribus indiennes de l’Amérique du Nord avant qu’elles ne soient évincées et confinées dans des réserves. Les deux romans décrivent le combat des tribus pour leur liberté.

The Rose of Tralee parle du combat d’un groupe d’Irlandais pour l’indépendance du pays et The Confines of Eden retrace les événements menant au renversement du Tsar Nicholas II.« 

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  • J’imagine que tu travailles beaucoup, entre écriture et révisions que fait une jeune auteure de 28 ans pour se défouler un peu?

« En effet, mes journées sont assez chargées. Quand je rentre du travail je partage mon emploi du temps entre écriture, traduction, révisions et faire des recherches. Celles-ci jouent un rôle important car j’essaie toujours de retracer les événements historiques de manière aussi exacte que possible. Pour ne plus penser à rien, je joue au piano. J’aime bien faire du sport et lire pour décompresser et quand je suis fatiguée j’aime bien regarder des docu’ ou des séries. »

En Bref,

Spécial littérature

  • Hemingway (L’Adieu aux armes) ou Camus (L’étranger)
  • Dumas (Les Trois Mousquetaires) ou Tolstoï (Anna Karénine)
  • Agatha Christie (Hercule Poirot) ou Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes)
  • Margaret Micthell (Autant en Emporte le Vent) ou Antoine de Saint Exupéry (Vol de Nuit)
  • Hilary Mantel (Wolf Hall) ou Lucia St. Clair Robson (Ride The Wind)