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Le Chill Up, Festival des Cultures Urbaines

Texte Kevin Martin

C’est en Avril 2011 que ce festival des cultures urbaines voit le jour avec un premier événement intitulé Urban Graff. Le succès déjà précoce d’un tel projet fondé sur le partage inter associatif, générationnel et culturel nous annonce la couleur pour cette troisième édition, que l’on nous a promis  « plus grande, plus longue, et plus intense ». Cette année, le Chill Up va encore plus loin et compte bien investir l’ensemble de la ville de Nancy. L’équipe te donne rendez-vous pour neuf jours de festivités, avec une programmation de fou qui réunira concerts, apéros, dj, graff’, danse, street arts et sports de glisse, aux quatre coins de la ville.

Dans ce véritable festival participatif, associations, artistes, sportifs, ont collaboré ensemble pour te faire découvrir ou redécouvrir la culture urbaine sous toutes ses formes. Du Collectif de pote La Colonne, qui en guise de bienvenue te présenteront des trucs «Artistiques», au groupe de rap bisontin Butter Bullets, sans oublier nos amis de Cardiff Astroid Boys, le Chill Up festival est une expérience multiculturelle immanquable. Pour preuve, force est de constater l’engouement autour de ce qui s’annonce d’ores et déjà comme une réussite. Et parce que la curiosité n’est pas qu’un mauvais défaut, on ne pouvait pas louper l’occasion de pousser les portes de l’Autre Canal à la rencontre de Pierre, acteur incontournable du projet…

Pierre, qui es-tu ? 

Moi c’est Pierre, je m’occupe de la programmation et de la coordination du Chill Up Festival, cette année pour la troisième édition c’est particulier, on change un peu le format, c’est du 16 au 25 Avril et contrairement aux autres années on est partis sur 10 jours et 11 lieux.

Quelles sont les particularités de cette troisième édition ?

Sur les deux éditions précédentes, on était partis sur deux ou trois jours maximum au Totem, un lieu atypique de Nancy qui a malheureusement fermé. On s’est retrouvés sans lieu. On devait prendre une décision. S’enfermer dans un seul lieu ou garder cet esprit d’ouverture qu’on avait au Totem. C’est ce que l’on a décidé de faire!

Plus grand, plus long et plus intense ?

(rire) On rigole souvent là-dessus… On a un petit slogan, cette année l’édition sera plus longue et plus intense. C’est drôle de dire ça comme ça mais au final c’est vrai. On a tout donné pour faire quelque chose de plus long, de plus intense et plus fourni. Je pense qu’on le ressent dans la programmation.

Quel est l’enjeu du festival ?

Aujourd’hui on est de plus en plus connectés via les réseaux sociaux, et au final on discute de moins en moins, on sort de moins en moins, on découvre de moins en moins, on reste toujours plus cloîtrés dans des petits cercles. Le but du festival est de te faire ressortir, de te faire découvrir des choses et de te montrer qu’il y autre chose que d’écouter son cloud. Il y a de l’humain encore et je pense que c’est important aujourd’hui. Le véritable enjeu est de croiser les publics.

programme

Cette troisiéme édition, c’est un challenge pour vous ?

C’est un vrai challenge oui. C’est sûr on a mis la barre un peu plus haute mais c’est un vrai défi et j’aime bien avancer avec des défis, mon équipe aussi et c’est plutôt cool. On a essayé de mettre tous les éléments pour que ce soit une belle réussite, de faire une programmation éclectique avec plein de styles différents. On a toujours misé sur ce cocktail multiculturel. Je pense que la force du festival est de mélanger tous ces publics.

Avec le fait d’avoir fait grandir le festival, on imagine que vous avez dû faire face à un bon nombre de difficultés?

Au final je pensais que l’on aurait plus de difficultés que ça, mais tout le monde a joué le jeu. On travaille avec énormément d’associations dans le coin et absolument tout le monde a filé un coup de main, que ce soit en logistique ou sur les budgets. Evidemment c’est beaucoup de travail, c’est beaucoup d’interrogations et de lieux à gérer mais vu que tout le monde est dans cette dynamique de «on va vous aider», ça fonctionne.

En gardant cet esprit d’ouverture et en investissant différents lieux, y a-t-il une volonté de faire découvrir ou redécouvrir la ville de Nancy?

Clairement! Je pense que l’on a le même âge, on sort et on a tous nos habitudes de soirée, au final tu te donnes tout seul des contraintes… Là, sur dix jours, on te propose de venir découvrir ou redécouvrir des lieux, à toi de te faire une nouvelle idée.

Le Chill Up, c’est une passion avant tout? 

Oui. Je travaille dans la musique depuis 10 ans, j’ai mes contrats depuis quelques années et je suis employé à L’autre Canal, mais j’ai toujours gardé des projets de passionné comme ce festival. Un festival de partage où l’on essaie d’intégrer un maximum de passionnés.

On sent que ce festival te tient particulièrement à cœur…

C’est important pour moi de garder des projets comme celui-ci, cela me permet de garder les pieds sur terre et de me rendre compte de la réalité que ce soit dans le monde associatif, avec les difficultés économiques, mais aussi pour le  l’émancipation des artistes. Avec ça, je reste dans le réel.