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LOVE

Texte Godefroy Gordet

Gaspar Noé a cette affection toute particulière pour les films polémiques voire scandales. Là, à peu près, se situait le lancement de LOVE, un film interdit en salle aux moins de 18 ans qui a apparemment alimenté de grands débats sur les rives cannoises. Imaginez une flopée de spectateurs en smokings et robes de soirées, tirés à quatre épingles pour aller mater des 69 sur écran géant. Une projection très attendue qui s’est finalement faite lors de la séance de minuit. Sexy!

Le sulfureux Love, présenté lors de cette 68ème édition du festival de Cannes était sûrement l’un des premiers films – de 18 ans en 3D, signé d’un réalisateur maintes fois primé. Après Irréversible et Enter the Void, Gaspar Noé est un abonné de la provoc’, tout comme Vincent Maraval, le Lieutenant Castel dans Love, qui n’en est pas non plus à sa première polémique depuis Welcome to New York d’Abel Ferrara.

Dès la première scène, l’atmosphère s’installe et l’on comprend vite que l’intimité n’a pas sa place ici. Les scènes de sexe ne sont pas simulées et tout nous est montré. Très vite le discours laisse place aux corps et se présente à nous un film bien plus complexe qu’il n’y paraît, un mélange de sexe et de sentiments, une histoire d’amour passionnelle. Les deux protagonistes centraux s’aiment mais se perdent entre plans à trois, échangisme, drogues… Electra et Murphy sont, dans ce film, impudiques tant au niveau de leurs ébats et parades que dans leurs sentiments. Sur fond de tromperie, et d’excès, le film est lent et dépeint la vie de couple de ceux qui n’en veulent pas vraiment, qui ne l’assument pas. « Un mélodrame sexuel », peut-on entendre des critiques, mais surtout encore une signature forte de la part du talentueux Gaspar Noé.

Chaud bouillant, brûlant même, ce premier extrait a surexcité la rédaction…