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Morcheeba : « La façon dont la musique prend forme est toujours assez aléatoire »

Interview : Marie Rohrmann & Mathieu Rosan
Photo : DR

Est-il encore nécessaire de présenter le groupe Morcheeba ? Pionnier de la scène Trip-Hop anglaise avec huit albums à son actif, vendus à plus de 10 millions d’exemplaires, le collectif émerveille le public depuis le milieu des 90’s. De retour sur scène pour présenter Blaze Away, leur dernier album, Skye Edwards et Ross Godfrey seront de passage par La Bam de Metz le 19 mars prochain pour un concert exceptionnel. On en a profité pour échanger avec Ross à quelques semaines de l’événement. Rencontre. 

Blaze Away est le premier album de Morcheeba sans Paul. Qu’est-ce que cela a changé dans votre processus de création ?

Tout s’est fait de façon assez naturelle. Skye écrit désormais la plupart des paroles, ce qui permet d’ajouter une touche plus personnelle. J’ai, pour ma part, pris le rôle de producteur. La façon dont la musique prend forme est toujours assez aléatoire, il n’y a finalement pas de ligne directrice prédéfinie.

On imagine que cela n’a pas été simple de travailler sans lui. Qu’est-ce qui vous a quand même donné envie de continuer l’aventure Morcheeba ?

J’aime enregistrer et tourner avec Morcheeba. C’est agréable de sortir de la maison et de se retrouver entre amis. Skye et moi continuerons probablement jusqu’à notre mort. Si tout va bien, ce ne sera pas trop tôt… (rires)

L’album marque le retour à quelque chose de plus électronique. Quel a été le fil conducteur derrière sa création ?

Tout s’est fait de manière organique. La plupart des chansons ont commencé comme un riff de guitare ou de piano. Les rythmes de Robert Logan ont inspiré Never Undo et Set Your Sails pour qu’ils sonnent un peu plus électro. Roots Manuva a, quant à lui, apporté beaucoup d’énergie à Blaze Away. Cela ressemble assez à un album cathartique. Nous avons été très reconnaissants de pouvoir le faire et d’arriver à le sortir.

C’est quoi votre définition du trip-hop ?

Je considère le trip-hop comme de la musique psychédélique sur des rythmes lents. C’est un spectre assez large et difficile à cerner finalement.

On retrouve Benjamin Biolay sur l’album. Comment s’est passée votre collaboration ?

C’est ma femme, Amanda Zamolo, qui nous l’a suggéré. Nous lui avons ainsi envoyé un message et la semaine suivante, nous étions à 6 bouteilles de vin rouge au fond d’un studio à Paris en train d’écrire et d’enregistrer Paris sur Mer. C’est un super morceau. Cela ressemble aux chansons psychédéliques de Serge Gainsbourg de la fin des années 60. Ce fut un vrai plaisir de travailler avec lui.

Quels ont été les artistes ou groupes qui vous ont influencé en tant qu’artiste lorsque vous étiez plus jeune ?

Je suis un grand fan de Jimi Hendrix. Skye, quant à elle, aime Shirley Bassey.

Vous serez sur la scène de la Bam à Metz le 19 mars prochain. Le public français est un public que vous connaissez bien. Est-ce que vous préparez vos concerts de manière différente en fonction des pays ?

Pas vraiment. Nous venons de mettre en place une liste fixe et espérons le meilleur retour possible du public. En tout cas c’est vrai que la France est toujours un endroit chaleureux pour nous.

Le 19 mars à La Bam (Metz)

Infos et réservations sur citemusicale-metz.fr


Entretien à découvrir en intégralité dans notre édition papier prochainement