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« Plant branding » : la revanche des plantes de mémé

Longtemps considérées comme des plantes de grand-mère, vieillottes et ennuyeuses, monstera, actea ou plantes cactées prennent leur revanche et deviennent même un symbole branché dans nos intérieurs. On aime. 

Dis-moi quelle plante tu as chez toi, je te dirai qui tu es. Le nouveau signe extérieur de réussite est… une plante à larges feuilles, graphiquement découpées. Alors que nous avons été enfermés lors de vagues successives de confinements dont nous avons perdu le compte, les plantes sont devenues l’accessoire indispensable de notre « home branding« , corolaire du personnal branding sur les réseaux. Et réunions Zoom obligent, notre arrière-plan est devenu notre seule manière de prouver combien notre quotidien est fantastique et combien, malgré l’adversité, nous sommes des êtres humains accomplis, proches de la nature. 

Les marques n’ont pas été sans remarquer cette tendance. Jacquemus avait fait grand bruit en mars dernier. La marque de luxe avait ouvert une boutique de fleurs, où l’on pouvait acheter son bouquet de renoncules, avec, must du must, un tissu issu de chutes de collection des années précédentes. A 30 euros, tout de même.

De la plante de mémé à l’objet de hype

Le goût de la monstera n’est pas nouveau. Cette plante de mémé a commencé à faire une percée sur Instagram avec son petit hashtag #monsteramonday aux gros résultats (environ 600.000 résultats). Probablement autant pour leur physique que pour leur entretien facile, elles sont devenues le symbole numéro un du « plant branding ».

Parmi les plantes les plus aimées, on retrouve aussi les Areca, sorte de palmier altier et longiligne, et le dragonnier, cousin également du palmier. Ces plantes conjuguent deux qualités essentielles : la facilité d’entretien et le look branché. Une aubaine pour ceux qui veulent s’emparer de la tendance, sans avoir la main verte. Pour les empotés de l’arrosage, la tendance se décline en fleurs séchées ou en cactus. En revanche, pas de pitié pour les géraniums, elle n’échappe pas à l’étiquette démodée. La mode a ses raisons…