Regarder la vidéo en entier
Accéder directement au site
BOLD Magazine BOLD Magazine

Roméo Elvis : « Le Luxembourg c’est clairement la famille ! »

Interview : Mathieu Rosan
Photo : Carl Neyroud

Chaque année Roméo Elvis fait un passage par le Luxembourg, comme ici en 2018 à la Rockhal. 

Alors que Chocolat tourne en boucle dans nos playlists depuis le printemps dernier, Romeo Elvis était de retour au Luxembourg – sa seconde maison – pour un concert une fois de plus mémorable du côté de la Rockhal. À cette occasion on vous emmène dans l’univers plein de spleen et de nostalgie de Roméo.

En avril dernier tu as sorti Chocolat, ton premier album solo après différents projets avec Le Motel. Pourquoi avoir attendu autant de temps avant de te lancer seul ?

On avait avant tout l’envie de continuer ensemble tant que l’aventure n’était pas terminée. On ne voulait pas se lancer dans autre chose avant d’arriver au bout de notre projet. Pour moi, ce n’était pas une urgence que de faire un album solo mais simplement la suite de l’histoire avec Le Motel.

Dans tes précédents projets on retrouve une part importante d’autobiographie, mais avec Chocolat, on a le sentiment que tu as souhaité te livrer encore plus…

Oui clairement ! Je crois que j’avais surtout envie de faire un album dans lequel je pouvais essayer plein de choses, d’où ce côté impudique omniprésent. J’imagine que cet aspect peut frapper dans un premier temps, mais si on regarde l’ensemble, il n’y a pas que ça dans l’album et c’est ce qui fait que les 19 morceaux sont différents les uns des autres.

Dans ton album on sent des influences rock ou encore jazz, très marquées. Tu as d’autres genres vers lesquels tu aimerais aller ?

Je dirais quelque chose d’un peu plus soul peut-être ; tout ce qui concerne la voix ou la performance. Je suis vraiment un enfant du rock, du blues et évidemment du rap. Du coup en ce moment je suis sur mon terrain, même s’il est évident qu’à l’avenir j’irai vers d’autres univers.

Dans Normal, tu dis être mal à l’aise avec l’argent et la notoriété. Qu’est-ce qui te dérange dans ce qu’au contraire, beaucoup de rappeurs recherchent ?

On cherche tous à avoir de l’argent et du succès quelque part. Seulement, lorsque ce succès t’explose à la figure d’un seul coup, c’est à ce moment que ça risque de te dépasser. Lorsque je suis arrivé dans une sphère pop, « mainstream » et plus « grand public », j’ai été confronté à cela et au fait de ne pas l’assumer totalement.

On parle de la scène belge avec Caballero et Jeanjass. Ces dernières années on doit bien avouer qu’elle est incroyable. Comment tu expliques cette émergence ? On imagine que c’est une fierté pour vous de montrer qu’en Belgique le rap peut être aussi qualitatif qu’en France ?

C’est une fierté clairement (sourire) ! C’est l’effet de motivation surement. Lorsque tu en vois certains y arriver, tu te dis « pourquoi pas moi ?». C’est difficile à visualiser sur une ligne du temps et donc de le constater, mais avec du recul, on se rend compte que l’on est dans une période où le rap belge s’est clairement installé depuis deux ans sur la scène internationale.

Tu t’es déjà produit plusieurs fois au Luxembourg. C’est une scène que tu connais bien du coup ?

Je suis déjà venu 1000 fois au Luxembourg. Depuis 2014, j’y joue chaque année. Le Luxembourg c’est clairement la famille ! C’est un peu comme certaines parties de la Hollande, c’est comme si c’était la Belgique pour moi. Je connais bien ce public et réciproquement. Avec la France et la Suisse, ça fait partie des pays dans lesquels je vais le plus. C’est un peu ma deuxième maison.

Le 6 novembre à la Rockhal.

Places disponibles sur rockhal.lu


On vous donne rendez-vous dans notre édition de décembre dans laquelle vous pourrez retrouver cet entretien en intégralité et de très nombreuses punchlines à ne pas manquer !