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RONE : « Il y a beaucoup de mystère dans la composition »

Interview : Thibaut André & Carl Neyroud
Photo : DR/Olivier Donnet

Le très talentueux prince de l’électro Rone – alias Erwan Castex – sera de passage à l’Atelier  pour son « Mirapolis Tour » le 30 novembre prochain. Bold Magazine a sauté sur l’occasion pour interviewer l’artiste et en savoir plus sur l’homme, sa méthode et ses projets. On vous livre quelques infos fraîchement glanées. En plus d’être bourré de talent, Rone est aussi super accessible et très agréable. Pour découvrir l’intégralité de notre entretien il faudra attendre encore un peu et la sortie du Bold 55 qui pointera le bout de son nez le 3 décembre prochain. 

Tu viens souvent au Luxembourg ? Que penses-tu de la scène et du public luxembourgeois ? 

J’y ai déjà joué trois fois, je crois. Mais là, ça commençait à faire un petit moment. La dernière fois que je suis venu, c’était en 2015 à la Rockhal. Je suis assez content de revenir et en plus de découvrir une salle que je ne connaissais pas (ndlr : Den Atelier). J’ai beaucoup de bons souvenirs ici, en particulier avec le public luxembourgeois qui m’offre toujours une écoute très attentive et bienveillante.

Tu peux nous raconter dans les grandes lignes comme se passe la création d’un morceau ?

C’est assez varié mais en général, ça part vraiment de pas grand-chose. Là, par exemple, je pense à un truc : un morceau du dernier album qui s’appelle Loup. C’est parti d’un enregistrement de ma fille Alice, qui a trois ans, et qui imite le cri du loup (rires). Elle faisait ça toute la journée. Je trouvais ça super mignon. Je l’ai enregistrée avec mon téléphone. Ensuite, je me suis amusé à composer une petite mélodie autour. Puis, finalement, il y a tout un morceau qui s’est construit. Parfois, ça part donc d’une petite chose du quotidien. Et parfois, on ne sait même pas de quoi ça part. Je peux me mettre sur un clavier et je me laisse aller. Il y a vraiment beaucoup de mystère dans la composition et dans la création. Il y a même des moments où je me demande comment j’ai fait ça. Je me rend compte que je ne sais pas très bien finalement (rires).

Tu as déjà participé à la bande-son de différents films dont La Bête, Et ta sœur et I, Philip pour n’en citer que trois. Comment as-tu été amené à ce genre de collaborations ?

J’ai fait des études de cinéma avant de faire de la musique. C’est vraiment un domaine qui m’est familier. J’adore les ambiances de tournage, le fait que ce soit un travail collectif. J’adore le fait qu’il y ait plusieurs personnes qui travaillent sur une même œuvre. C’est vrai que j’adore faire des musiques de films pour cet aspect-là. Avoir la sensation d’être une sorte d’artisan au service d’une œuvre collective avec un réalisateur qu’il ne faut pas décevoir. Pour moi, c’est un exercice de style qui me nourrit, y compris pour mes albums et mon travail personnel. Ça me donnes des idées et des envies. C’est vraiment quelque que j’aime faire.

Outre le cinéma, tu t’intéresses à d’autres formes artistiques ? 

C’est marrant que tu demandes ça, car en ce moment je travaille sur un spectacle un peu spécial avec un chorégraphe et des danseurs. C’est une autre envie que j’ai depuis très longtemps. J’aurais rêvé être danseur mais je suis complètement nul. (rires) C’est quelque chose qui me fascine. Et puis là, dans dix jours à Paris, je donne un concert un peu spécial avec une chorale de vingt jeunes filles. Ca va être spécial aussi : un mélange de musique classique et de musique électronique. Je suis assez content de cette expérience. Récemment, on m’a proposé de faire des musiques pour des jeux vidéos. C’est un univers que je connais beaucoup moins. Mais bon, ça me rend curieux. Alors pourquoi pas ?

Si tu avais le pouvoir de faire revenir du passé un musicien décédé, ce serait qui ?

Je dirais Benjamin Britten (ndrl : auteur, compositeur et pianiste anglais du 20esiècle). Je citerai peut-être quelqu’un d’autre un autre jour. Mais c’est en rapport avec ce concert avec la chorale de jeunes filles dans une dizaine de jours. J’interprète plusieurs de ces morceaux. Ce serait intéressant de boire un coup avec lui et de lui demander ce qu’il en pense. Est-ce que je joue trop vite ou trop lentement ? Je boirais bien un petit verre avec lui (rires).


Entretien à retrouver en intégralité dans le Bold 55 bientôt disponible! 

https://www.atelier.lu/Upcoming-Shows/Rone