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Saint Laurent dans le désert pour son premier défilé hors calendrier

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Fini le calendrier officiel et le cadre glamour avec les célébrités au pied de la tour Eiffel: Saint Laurent a placé mardi son défilé virtuel dans le désert, célébrant la sérénité et la liberté du mouvement.

Les mannequins soulevaient le sable de la dune avec leurs talons aiguille, mais le style sexy agressif du créateur Anthony Vaccarello, s’est adouci dans cet écrin romantique sur fond du ciel bleu et au son de la musique électro-sensuelle de SebastiAn.

Les silhouettes de cette collection femme été 2021, toutes en jambes, en transparence et avec des décolletés plongeants, marque de fabrique du styliste belge, ont pris des formes plus souples et cotoyaient des tenues plus portables comme des ensembles tunique-pantalon, sahariennes-cyclistes, vareuses aux vastes poches et combinaisons presque sages.

« Des formes pures et souples, un jersey dense repris des archives de la fin des années 60. Une époque incertaine comme celle que l’on vit aujourd’hui », souligne la maison dans un communiqué accompagnant le défilé.

« Pour la vie intérieure qui a pris tant de place » en temps de pandémie, Saint Laurent comme tant d’autres marques du luxe et de mass market n’a pas résisté à la tentation du « homewear » comme ce peignoir marabout à imprimé floral contrastant avec l’univers noir glam rock habituel. Les gros bijoux en forme de fleurs ou d’insectes ont été dessinés par la sculptrice Claude Lalanne. Décédée en 2019, elle avait réalisé pour la maison de nombreux bijoux-sculptures en cuivre galvanique.

« J’ai eu envie de me concentrer sur l’essentiel, vu l’époque actuelle. Par contre, je voulais rester positif, sans lourdeur », a déclaré Anthony Vaccarello, cité dans le communiqué. « Le décor de désert évoque pour moi ce besoin de sérénité, d’espace, de rythme moins effréné (…) Il y a un état d’esprit apaisé dans cette collection », souligne-t-il.

Saint Laurent a été le premier à s’être rebellé contre la frénésie des Fashion week, en annonçant à la surprise générale, pendant le premier confinement, son retrait du calendrier officiel. Consciente des changements « radicaux » induits par la crise du coronavirus, la marque présentera les collections à son propre rythme, « guidée par les besoins de la créativité », avait alors expliqué Anthony Vaccarello.