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Tim Dup, en pleine lumière

Photo : Joel Saget/AFP

Quittant le versant cérébral de son disque précédent, Tim Dup arpente un troisième album lumineux, éclairé d’envies de voyages en Italie.

« Qu’en restera-t-il ? », son deuxième opus sorti en tout début 2020, était traversé par un questionnement sur la transmission et marqué par des textures hip-hop. « La course folle » (paru chez Columbia/Sony Music) est ouvertement « pop » et « épicurien », comme le résume son auteur. « C’est la réponse à Qu’en restera-t-il ? : beaucoup de parfums, de saveurs, de sentiments, de moments de vie autour de motifs comme fais des trucs, entreprend, rencontre, vit, mange, aime, boit ».

« On ne soupçonne pas à quel point le contexte et l’environnement peuvent influencer un disque », décrit encore le musicien. Il a composé les premiers morceaux en avril, alors confiné « dans le vignoble de super copains dans le Massif de la Sainte-Baume (sud-est de la France) ». La suite est née dans les Landes où il pratiquait beaucoup marche et course à pied.

D’où les deux balises de gourmandise et de mouvement qui cartographient le disque et qu’on retrouve notamment dans « D’alcool et de paysages », remède anti-grisaille tout trouvé pour la prochaine rentrée.

Comme son écriture est cinématographique, le jeune homme (26 ans) a relié son « rêve de légèreté » à des images de séjours en Italie. Les références pullulent dans son album entre Toscane (la cité de San Gimignano, connue pour ses tours médiévales et les oliviers alentour est mentionnée), Ombrie ou encore Côte Amalfitaine. « Ce sont des endroits que je connais, j’y suis allé avec mes parents, gamin – Dolce recordo raconte ces souvenirs-là – puis plus tard, seul ou avec des copains ».

« Sensualité très Cinecittà »

Et qui dit écriture cinématographique dit duo avec une actrice, Anaïs Demoustier, sur « L’avventura ». Même si rien n’était calculé au départ. C’est la comédienne qui a contacté le compositeur sur les réseaux sociaux, avant une « rencontre chez elle autour de son piano, elle joue aussi de la guitare, avec des bières ».

« C’était trop beau, il fallait qu’on fasse cette chanson », se souvient-il. « L’élégance qu’on connaît à Anaïs sur écran se retrouve dans son phrasé, son interprétation amène une sensualité très Cinecittà ». Cinéma et Italie, on y revient encore. Parmi les autres voix invitées sur « La course folle » on entend aussi Aurélie Saada, moitié du groupe Brigitte, sur « Montecalvario », nom d’un quartier napolitain.

« C’était trop beau, il fallait qu’on fasse cette chanson », se souvient-il. « L’élégance qu’on connaît à Anaïs sur écran se retrouve dans son phrasé, son interprétation amène une sensualité très Cinecittà ». Cinéma et Italie, on y revient encore. Parmi les autres voix invitées sur « La course folle » on entend aussi Aurélie Saada, moitié du groupe Brigitte, sur « Montecalvario », nom d’un quartier napolitain.

« Naples me permet de revenir à une de mes thématiques favorites, ombre et lumière: il y a cette dualité dans cette ville, entre la mort présente avec les catacombes, les ossuaires et l’impératif de vie d’une ville jeune, débridée ‘de ouf’. C’est gris et pastel à la fois ».

Et puis Naples est aussi une ville « populaire », comme il le dit, et comme il aspire à l’être en tant que chanteur. « Ce disque s’assume dans un format chanson, populaire, alors qu’on galvaude trop souvent ce terme en France », déroule Tim Dup. Et de confier son admiration pour Christophe, « qui avait toujours le souci d’être moderne et a eu des chansons qui l’ont emmené partout ». Ses morceaux le porteront dans l’immédiat sur scène samedi aux Francofolies à La Rochelle.