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Angèle : « l’album raconte ma vie, mes angoisses, mes histoires d’amour »

Texte : Mathieu Rosan
Photo : Charlotte Abramow

Véritable révélation de la scène pop électro, Angèle Van Laeken, Angèle pour les intimes, s’est imposée ces derniers mois comme l’une des artistes les plus en vogue du moment. Alors que Brol, son premier album sort ce vendredi 5 octobre on est allé à sa rencontre avant son passage à la Rockhal à l’occasion du Sonic Vision. Elle nous a ainsi livré les secrets de son ascension fulgurante et les contours de son univers pas comme les autres. 

Le vendredi 7 juillet 2017, tu étais seule devant ton clavier avec un public d’une trentaine de personnes au bar presse du festival Les Ardentes. Un an plus tard, tu t’es payé les plus beaux festivals, aux côtés de MGMT ou Pearl Jam. Tu t’attendais à ça ?

Non pas du tout, tout est allé très vite, la saison des festivals touche à sa fin et j’ai encore du mal à réaliser.

La notoriété est arrivée il y a quelques mois seulement, alors que tu travailles dans l’ombre depuis un certain temps. Comment tu vis cet incroyable engouement ?

Je n’ai pas encore trop eu le temps de pouvoir prendre le recul nécessaire, tant les choses se sont enchaînées rapidement. Le rythme est assez difficile à suivre. Parfois, je me réjouis de tout ça. Parfois j’angoisse. Tout sera plus clair une fois l’album sorti, j’imagine (ndlr., le 5 octobre) !

Tu as déclaré que tu n’avais pas toujours assumé le fait de vouloir devenir chanteuse. Quel a été le déclic ?

Je n’aimais pas du tout chanter en public, ça me traumatisait, même. J’avais peur du regard des autres et je détestais ma voix. Malgré tout, les choses ont évolué différemment que prévu. Alors que j’étudiais le piano dans une école de Jazz, j’ai dû prendre des cours de chant, et fatalement, j’ai été obligée de chanter devant les autres élèves. Finalement, ça n’a pas été aussi difficile que j’aurais pu l’imaginer et j’ai reçu des bons retours. Parallèlement, j’arrivais à chanter seule dans ma chambre devant un appareil photo. Les choses ont commencé comme ça, via des vidéos sur Instagram.

 

Il y a plusieurs sonorités, plusieurs couleurs, dans ta musique. Sans te mettre dans une case, comment pourrais-tu définir ton style ?

Ce sont des chansons, on peut partir de là (sourire)… Elles sont pop et sont écrites pour la plupart en français, et font échos à des références de Jazz et de Classique. Le reste, c’est de l’habillage, et j’ai orné mes chansons de manteaux de pop, hip-hop, électro.

Quelles sont tes influences ?

Il y en a beaucoup ! Toute la musique que j’écoute, que ce soit de la pop, du rap, du jazz ou encore du classique. Mon amoureux, bien évidemment. Bruxelles, Paris… La vie d’une manière plus générale !

 

On sait depuis longtemps que tu prépares un album et chaque morceau que tu lâches donne envie d’en découvrir toujours davantage. Quelle est l’histoire derrière ce premier opus ?

Merci (sourire)! Je dirais que c’est une histoire de stress et de deadline, mais l’album raconte ma vie, mes angoisses, mes histoires d’amour. Tout ce qui fait ce que je suis aujourd’hui.

Tes sujets sont assez prosaïques. Le quotidien t’inspire beaucoup ?

En effet, le cadre de ma vie m’inspire, je n’aurais d’ailleurs pas su écrire sur autre chose que ma vie. Ça peut paraître narcissique, mais c’est comme ça que j’arrive à m’exprimer sincèrement.

 

Tu es très présente sur les réseaux sociaux, et notamment Instagram, sur lequel tu te mets en scène avec beaucoup d’auto-dérision. C’est important pour toi de montrer à ton public que tu arrives à rester toi-même malgré ce qu’il t’arrive ?

C’est surtout important de garder le contrôle sur ma communication. C’est ce que j’aime avec les réseaux. Je choisis les mots que j’utilise, les photos et les vidéos. En même temps, j’aime critiquer l’addiction avec ces plateformes, d’autant plus que j’en suis victime également. C’est très paradoxal, mais, finalement, je m’en sers autant que j’essaye de m’en éloigner.

 


Retrouvez l’intégralité de l’interview dans le Bold 54 dispo actuellement !